Risques industriels
Le collectif HARI est préoccupé par les
5 problèmes suivants dont l’impact sur la population mulhousienne
peut générer d’importantes et graves conséquences:
1 AUTOROUTE : Il y a 12.000 camions/jour (18.000 dans 10 ans) qui utilisent
l’autoroute. Beaucoup transportent des matières dangereuses.
Face à ce gros risque que fait-on ?.
2 GARE du NORD : Il y transite beaucoup (combien ?) de matières
dangereuses. La sous-Préfecture n’a pas encore terminé
son PPI (Plan Particulier d’Intervention). En cas d’accident
grave la population concernée se trouve dans un rayon de 4 km
autour de la gare, c’est quasiment toute l’agglomération
mulhousienne qui est concernée. Qu’est-il prévu
pour nous protéger ?
3 CHANTIER GAZ DE FRANCE : entre Battenheim et Ensisheim, GDF prépare
un lieu de stockage de gaz naturel à 1700 m de profondeur. Il
y aura environ 5 000 000 de tonnes de sel gemme qui seront extraites
du sous-sol. Si l’on fore trop profondément il y a un risque
d’envoyer cette saumure dans la grande Oolithe(très grande
réserve d’eau naturelle minéralisée disponible
en cas de besoin).
Quelles garanties a t’on de ne pas toucher cette réserve
?Que va t’on faire du sel extrait qui se présentera sous
forme de saumure ?
4 RHODIA MULHOUSE DORNACH : Quel sera le sort de cet établissement
dont les effectifs continuent à diminuer ? Un Comité Local
d’Information et de Concertation (CLIC) a été lancé
en 11/2003 mais le décret ministériel, pour le rendre
opérationnel, n’est pas encore sorti !
Nous attendons aussi que se réalise un exercice d’alerte
en vraie grandeur (simulation d’accident grave) afin de voir si
le PPI préfectoral « tient la route ».
En cas d’accident (dans un rayon de 500m) nous devons tous nous
« confiner ». Belle parole quasi impossible à mettre
en œuvre dans les habitations ainsi que dans les établissements
scolaires les plus anciens (école Thérèse par exemple).
Dans ce dernier cas que va faire la municipalité ?
Nota : depuis 2 ans(naissance d’HARI) nous
constatons que la Direction de RMD progresse sur les problèmes
de sécurité et environnement et nous informe régulièrement.
5 GARE DU NORD : en plus des matières dangereuses
(voir point 2 ci-dessus) il y a le bruit strident lié au triage
des wagons. Il paraît que des essais vont être lancés,
mais quoi ? quand ? avec quel objectif de réduction de bruit
? Nous avons demandé début janvier 2004 des informations
au Directeur Régional du fret SNCF. A ce jour pas de réponse.
Les 5 points ci-dessus nous semblent très importants pour la
sécurité et la santé de nos concitoyens de l’agglomération
mulhousienne. A ce jour nous n’avons pas le sentiment que les
responsables administratifs soient très motivés pour protéger
positivement la population.
Risques industriels
de la GARE DE TRIAGE DE MULHOUSE-NORD.
Dans cette gare il passe de nombreux trains transportant des marchandises,
et en particulier des produits dangereux (carburant, chlore,…).
Il passe aussi sur l’autoroute toute proche des camions transportant
aussi des produits dangereux. De plus nous sommes dans une zone de risque
sismique. Un bel « effet domino » comme disent les spécialistes,
est fort possible.
Sans faire de catastrophisme il est extrêmement important que
ces risques soient pris en compte
Or nous ne savons pas grand’chose des mesures de sécurité
existantes à la SNCF : 6 lignes seulement dans le Dossier Communal
Synthétique, où il est aussi indiqué que «
si la vie des populations est en danger, le Préfet déclenche
le Plan Particulier d’Intervention (PPI) ». Malheureusement
pour l’instant le PPI n’est pas encore diffusé !!
Il est encore stipulé qu’ :« un rejet de chlore sur
un wagon aurait des conséquences pour la population présente
dans un rayon de 4 kilomètres », c’est à dire
que presque toute la population de l’agglomération mulhousienne
est concernée.
Ces jours-ci nous lisons dans les journaux l’accident de «
Val Cenis » causé par une sécurité débranchée,
et maintenant celui de « Neishabour (Iran) ».dont la cause
nous est encore inconnue.
A Mulhouse :
Sommes nous sûrs de la vigilance et des mesures de sécurité
de la SNCF, dans une conjoncture où cette entreprise cherche
à faire des économies ?.
Au niveau de la préfecture le PPI n’étant pas prêt,
que se passerait-il en cas de problème de sécurité
grave ?.
Depuis deux ans nous réclamons, sans résultat, des exercices
d’alertes en vraie grandeur pour Rhodia MD :! Pourquoi cette attente?
Connaissons-nous les moyens et les exercices du « Plan local Marchandises
Dangereuses » ?
Voilà un certain nombre d’inconnues, nous constatons que
la transparence n’existe pas dans ce domaine, mais qui va subir
les effets d’une catastrophe ? les habitants bien sûr.
Au fait où est passé le « principe de précaution
» dont on nous parle tant ?
François Kontzler
POLLUTION INDUSTRIELLE
Un an après la fuite de près de 1000 tonnes de cyclohexane,
un nouvel « incident » s’est produit à l’usine
chimique de Chalampé (Haut-Rhin). Les 3 tonnes du même
composant se sont écoulées dans le Canal d’Alsace.
Rhodia qui gère la plus grande plate-forme chimique en Alsace,
fabrique plus d’une tonne de sel nylon (et intermédiaires)
par an, pour le textile, les revêtements de sol, l’automobile,
l’électroménager, le sport…
Pendant 30 heures, le 17 décembre 2002, la fuite a « libéré
» un produit hautement inflammable et irritant. Début janvier
2003, la Direction affirmait que le pompage durerait quelques semaines
et qu’il n’y avait aucun risque de pollution de la nappe
phréatique ! Un an plus tard, à peine 2/3 du produit a
été aspiré. La dépense devrait atteindre
4 M €.
L’Alsace compte 46 sites industriels Seveso. La leçon de
l’usine AZF de Toulouse n’a pas servi. A force de sous-traitance,
de réduction de personnels, ces usines présentent encore
plus de risques explosifs et très polluants.
Depuis 1961, les entreprises chimiques baloises (Ciba, Geigy, Sandoz,
Roche, Henkel …) ont déversé 114 000 tonnes de déchets
(produits pharmaceutiques, agrochimiques, métaux lourds, pièces
radioactives…) dans la glaise à Bonfol (Sundgau). Grâce
à la mobilisation des habitants, la Basler Chemische Industrie
a arrêté l’enfouissement. L’assainissement
du site durera de 2006 à 2012 pour un coût de plus de 190
M€.
La collecte des produits phytosanitaires « périmés
» auprès des agriculteurs alsaciens a permis la récupération
de plus de 150 tonnes. Ce qui nous donne une idée de ce qui a
été répandu dans notre environnement. Un autre
exemple de la pollution induite par une grande partie de notre agriculture
qui est devenue « industrielle ».
Les Verts Alsace sont indignés par ces pratiques qui mettent
en danger permanent (l’eau, l’air…) la vie de nos
concitoyens et demandent une réglementation plus stricte et des
contrôles permanents par des organismes indépendants.
Christian Weiss
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